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Archive for the ‘Montée de lait’ Category

Bon. Disons, et le terme est léger, que le métro de Montréal connaît quelques légers problèmes techniques ces derniers jours. Pannes, portes bloquées, étincelles et alarmes d’incendies, le tout résultant en des interruptions de service pour des périodes parfois indéterminées. Mais ce qui m’a le plus dérangé au cours de la même période est ce matin. Anodin, mais je m’assume. Depuis sa construction dans les années 1960, le métro de Montréal est francophone. Les écriteaux sont écrits en français, les annonces sont faites en français, bref…. on a fait un choix politique, identitaire, culturel, et on en est fiers. Mais ce matin-même, sur la ligne verte, une annonce de notre conducteur nous demandant de ne pas bloquer les portes a été à peine compréhensible en français, suivie d’un très audible « please don’t block the doors, thank you ». Ah ben, eille! Je n’avais jamais entendu d’anglais dans le métro avant, et j’avoue que ça m’a fait quelque chose… surtout que l’annonce en français n’a même pas été audible. On se plaint beaucoup de l’effritement du français sur l’île de Montréal (et on passe pour des chiâleux extrémistes quand on le fait), mais c’est une accumulation de petits faits anodins comme ça qui finit par être incontrôlable, à un certain moment…

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Pin-pon dans HoMa!

Alors voilà! J’habite Hochelaga-Maisonneuve, si je ne l’ai déjà mentionné…

Est-ce que quelqu’un peut vraiment, honnêtement, foncièrement, m’expliquer ce qui se passe dans HoMa?! Il y a teeellement d’incendies! Je ne compte plus les fois où je vois ces camions de pompiers dans mon quartier, les fois où on coupe l’électricité dans mon logis car on incendie fait rage non loin de chez-moi, les manchettes que l’on écrit en regard à un incendie criminel dans Hochelaga…  argh!

Et ce n’est pas tout. Je ne sais trop – car cela ne m’est jamais arrivé auparavant – mais on dirait que mon quartier bat un autre type de record : le nombre d’alarmes de voiture. Et pas seulement ça : le nombre d’alarmes qui sonnent, sonnent et sonnent, et dont personne ne s’occupe. Y a-t-il encore vraiment quelqu’un qui agit lorsqu’il entend ces satanées alarmes? À quoi cela sert-il vraiment, mis à part ajouter à la pollution sonore? Et ici, près de chez-moi, ces sirènes sont on-ne-peut-plus omniprésentes.

Cela dit, je cherche toujours et encore un duplex ou triplex dans Villeray ou Petite Patrie, mon prochain quartier d’adoption. Suite à quelques offres d’achat infructueuses l’an dernier, on s’y remet cette anneée. En espérant que le marché immobilier soit légèrement moins cinglé qu’en 2009 (année de crise!?)

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What? En français!

Je ne sais pas. Peut-être est-ce parce que je suis né à Québec. Peut-être suis-je trop chatouilleux sur ce point. Mais il y a de ces jours où je trouve inquiétante la croissance de l’anglais sur l’île.

Je suis habitué de me faire répondre par des unilingues anglophones au centre-ville. Soit. Les écriteaux unilingues anglophones ne m’impressionnent plus dans Saint-Laurent, où je travaille. Mais même dans Hochelaga, je me butte à des gens qui ne savent parler le français, ne serait-ce que quelques mots. J’essaie de mettre de l’eau dans mon vin, me dire qu’il y a peut-être autant de francophones qui sont en train de « coloniser » le West Island qu’il y a d’anglophones qui traversent à l’est de Saint-Laurent, mais… de vivre dans Hochelaga sans pouvoir parler le français, c’est fort! Et en quelque part, c’est parce que les résidents du quartier leur laisse peut-être un peu trop la vie facile.

Au risque de paraître raciste (car je protège ma langue… qui s’adonne à être la langue officielle, mais bon), je vous dirais que certains exemples dont j’ai été témoin ces derniers jours me laissent croire à une certaine paresse chez certains. Au bureau de poste, les DEUX clients devant moi, qui ne se connaissaient pas, n’ont su dire UN seul mot de français. À la question « Avez-vous une carte d’identité? », la première cliente a levé le nez et exigé qu’on lui parle en anglais. Ce que la commis a fait dans les secondes qui suivirent, sans même broncher. Euuuh. « Carte », « identité »… me semble que c’est quand même pas si loin de « card » et « identity ». Elle ne pouvait pas comprendre, vraiment? Quant au deuxième client, il n’a même pas laissé la commis parler et y est allé de sa commande dans la langue de Shakespeare.

Aie-je besoin de rappeler que l’on est dans Hochelaga, bastion nationaliste et souverainiste, et depuis toujours quartier francophone et populaire? Pourquoi des gens ne sachant parler le français viendraient s’y installer, si ce n’est pour faire le moindre effort et n’afficher le moindre intérêt?

Quelques instants plus tard, je continue mes courses et vient pour entrer à l’intérieur d’un commerce. Une dame me tient la porte, et d’un élan de civisme, je la regarde et m’empresse de la remercier avec un « merci » amical et bien senti. La femme me répond aussitôt « You’re welcome ». Ben voyons?! Qu’est-ce qui se passe, là? Et de simples petits mots utiles pour la vie de tous les jours, du genre « oui », « non », « merci », « bienvenue », c’est trop difficile? C’est trop demander? N’était-ce pas assez clair que je suis francophone? Des exemples comme ça, je commence à en avoir une belle collection…

Au gré de mes voyages, je m’efforce toujours d’apprendre quelques mots dans la langue locale. C’est une marque de respect, la moindre des choses. Alors pourquoi des gens qui RÉSIDENT Montréal, sont Montréalais, Québécois, ne peuvent trouver en eux la motivation d’apprendre quelques mots de la langue officielle? Ça me dépasse tellement. Je le prends comme un formidable manque de respect et d’intérêt. Et je trouve ça bien triste.

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Une p’tite victoire

Un peu de frustration dans ma journée. J’avais une course à faire au centre-ville. Je me suis rendu à ma station de métro locale de petit matin, et j’ai dû y affronter ce même « barrage médiatique » qu’à l’habitude : à l’extérieur de la station, un représentant du quotidien gratuit 24 Heures se tenait devant la porte et remettait presque de force une copie de son journal entre les mains des passants. Une fois la porte franchie, en haut des escaliers, c’est cette fois un représentant du quotidien gratuit Métro qui répétait le même manège. Impossible de les éviter, chaque matin. Harcèlement. Et là, depuis quelques jours, un représentant de l’Itinéraire a commencé à monter la garde tout juste au bas de l’escalier roulant. Pas moyen de l’éviter non plus. Ouf… ma journée n’est même pas commencée que je dois maintenant me faire solliciter trois fois plutôt qu’une, et ce, en moins d’une minute. Et je ne vous dis pas à quel point l’aspect non-environnemental (gaspillage de papier et « insalubrité publique)  de ces publications (surtout les deux premières) me monte au nez! Grrr.

Puis, une fois en ville. Avant mes courses, je me cherche un café. Euh. Ok. Après avoir visité quelques endroits, un constat s’impose : il est maintenant devenu impossible de se faire adresser la parole en français dans un café du centre-ville!? Ou est-ce seulement à moi que ça arrive? Je suis resté à les observer pendant de looongs moments, et c’était systématique. Certes, plusieurs employés (pas tous) passent au français dès nos premiers mots échangés… mais tout de même. Je le ressens comme un affront à chaque fois. Montréal, deuxième plus grande ville francophone du monde? Je crains que ce ne soit qu’une utopie, oui…

Puis, ma promenade s’est poursuivie, évidemment ponctuée de douzaines d’automobilistes qui ont brûlé leur feu rouge pour économiser 2 secondes dans leur journée, et mettant ainsi en péril la vie des piétons (dont moi) qui s’élançaient pour commencer à traverser. Car oui, le témoin lumineux (bonhomme blanc) leur indiquait bien qu’ils en avaient le droit. Grrrrr.

MAIS… pour la PREMIÈRE fois depuis mes années en péril aux intersections, j’ai en-fin vu une voiture de police arrêter l’un des chauffards ayant brûlé sa rouge! Woohoo! Célébration personnelle, oh oui! Bon, je suis revenu bredouille de mes courses suite à 2h30 dans les magasins à chercher un seul item (on adore…), mais au moins j’ai pu marcher avec un large sourire accroché au visage! Merci aux patrouilleurs qui faisaient leur travail sur Sherbrooke ce midi!!

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J’ai failli tomber de ma chaise en lisant cette manchette dans La Presse hier matin. Bernie Ecclestone, milliardaire, exige de ne pas payer d’impôts sur les $75 millions d’argent public que nos trois paliers de gouvernement sont prêts à lui lancer pour le supplier de ramener ses « gros chars ». Non, mais, y’en a marre! Promettons-nous quelque chose, citoyens : si M.Milliards reçoit son congé fiscal, pouvons-nous pour une fois mettre nos culottes et faire tomber les trois paliers de gouvernement?? SVP?? Après tout ce que j’ai entendu comme inepties ces dernières années, celle-ci a le potentiel de me faire devenir cynique une fois pour toute…

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Ironique. Hier, dans un quotidien que je consultais, un article sur la programmation de la journée « En ville sans ma voiture » (22 sept.) en suivait un autre portant sur les travaux de réaménagement et d’élargissement de l’axe Notre-Dame. Qu’on le veuille ou non, le rouleau compresseur de l’automobile semble loin d’être terminé à Montréal. Le projet de Notre-Dame, qui fera passer l’axe en question de 4 à 8 voies, et ce, au détriment fort probable de la bande de verdure et de la piste cyclable qui la longent du côté nord, a été conçu par le MTQ pour décongestionner cette partie de la ville aux heures de transit. Car en période hors-pointe, il n’y a pas de problème. On veut ici faire plaisir aux navetteurs. Coût prévu : 1 milliard$.

Un autre, celui du réaménagement de l’échangeur Turcot, a été dessiné par le MTQ pour améliorer la fluidité et augmenter la capacité de la structure de 70 000 voitures/jour (soit un objectif de 350 000 voitures/jour pour 2016 comparativement à 280 000/jour aujourd’hui). Cela se fera au détriment de dizaines de résidences avoisinantes, qui devront être détruites pour faire place aux nouvelles bretelles. Coût prévu : 1,5 milliard$.

Puis, il y a ce chantier sur la rivière-des-Prairies, où on s’affaire à construire un pont autoroutier pour relier la 25 à la 440 et ainsi permettre à 100 000 voitures supplémentaires d’accéder à l’île chaque jour. Coût prévu : 400 millions$.

Ces trois projets autoroutiers ont beaucoup de points en commun :

-Tous permettront à des dizaines de milliers de véhicules supplémentaires d’entrer à Montréal chaque jour. Il est pourtant à noter que le Québec ne cesse de vanter son bilan de carbone ainsi que sa volonté des respecter Kyoto…

-Tous visent à améliorer la fluidité sur l’île… tout en permettant l’ajout de ces milliers et milliers de voitures, ce qui aura plutôt comme effet d’aggraver le problème!

-Tous ont été pilotés par le MTQ, manifestement dirigé par des automobilistes convaincus qui se croient encore dans les années 1950-60, ère de la construction insensée, insouciante et démesurée des complexes urbains autoroutiers en Amérique du Nord (et suivie par une autre période où les communautés se sont mobilisées contre ces projets défigurants et déstructurants dès la fin des années 1960).

-Tous favorisent des collectivités suburbaines (lire « banlieusards ») qui ne cessent de pester contre la congestion sur les voies d’accès à Montréal, alors que ce sont les Montréalais même qui y perdent le plus.

Les principal pôle d’emploi et d’activités dans le sud du Québec est sans équivoque le coeur de l’île de Montréal, soit la ville-centre. Toute proportion gardée, les gens des banlieues qui se rendent au travail le font beaucoup plus à bord de leurs voitures que leurs collègues montréalais, qui possèdent proportionnellement beaucoup moins de véhicules et utilisent beaucoup plus le vélo et les transports collectifs. Résultat, les Montréalais paient d’abord de leurs santé et qualité de vie, car ces centaines de milliers de voitures extérieures qui viennent s’ajouter au parc automobile de l’île sur les heures de transit ont des incidences marquées sur la congestion, la sécurité, le bruit, les poussières et particules ainsi que les gaz à effet de serre, qui engendrent un smog urbain et la détérioration de la qualité de l’air. Puis, les Montréalais y perdent aussi du côté fiscal car il incombe à la ville-centre (et donc à ses contribuables) de supporter les coûts reliés à l’entretien de ses infrastructures routières et des réparations permanentes des endémiques nids de poule!

Je ne comprends pas. Pourquoi de tels projets en 2009, encore, alors que des regroupements citoyens faisaient déjà tomber des projets d’autoroutes urbaines à la fin des années 1960 à Toronto, New York, etc? Tout le monde sait aujourd’hui qu’on ne passe pas une autoroute à travers une ville comme si on était au milieu d’une plaine ou d’un champ! Et pourquoi ne pas investir toutes ces sommes faramineuses dans des projets de transports collectifs, ce qui irait finalement dans la direction d’un changement nécessaire de mode de transport? Et quant à ces ponts et autoroutes qui existent déjà et qu’empruntent les gens de l’extérieur pour venir en ville, engendrant les coûts externes mentionnés précédemment, pourquoi ne pas les doter de postes de péage? Les fonds ainsi ramassés serviraient à financer les frais encourus par leur présence dans nos rues. C’est ce qu’on appelle la philosophie du « pollueur-payeur ».

Il faut que le MTQ comprenne une chose : le réseau artériel de Montréal n’en peut plus… et ses habitants non plus. Un changement s’impose!

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Vroum vroum vroum…

Alors que je me suis fait délicatement réveiller plus tôt par le « doux » vrombissement de ces grosses bêtes mécaniques que sont les bolides NASCAR, qui s’en donnent à coeur joie sur l’île Notre-Dame, on annonce aux infos qu’il se peut que le Grand Prix de la F1 fasse un retour officiel à Montréal l’an prochain.

….

Ok. Question : COMBIEN de fois encore aurons-nous à se faire annoncer cette même nouvelle?? Reviendra, reviendra pas, reviendra…. ah, maintenant, c’est officiel, oops, non, c’est officieux… mais maintenant, on peut presque le confirmer… mais on ne sait pas pour sûr…. aujourd’hui, on a de bons indices… aaargh! Il me semble qu’il y a quelque chose que l’on appelle des « e-n-j-e-u-x » dans cette ville, non??  Il y aura une grève des cols bleus lundi, ce qui signifie entre autres qu’on n’effectuera pas la collecte du recyclage ou des déchets, et pourtant presque personne dans mon entourage n’est au courant. Il me semble que la Ville ou que les médias pourraient en parler un peu plus, non?  Ah, mais non! Désolé… nous interrompons le présent message pour vous annoncer qu’une rumeur persistante ramènerait peut-être/possiblement/sans doute/probablement la F1 à Montréal!

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Mignonne

Voilà le surnom bien affectueux (mais surtout sarcastique) que nous avons donné à notre charmante voisine arrière. Apparemment à la tête d’un clan que nous estimons à une vingtaine d’individus, Mignonne ne passe pas inaperçue dans notre voisinage. Une voix grasse et plutôt masculine, un vocabulaire plus qu’ordurier, un timbre vocal aussi doux qu’une corne de brouillard tentant de percer une généreuse purée de pois… bref, vous voyez le genre : dans le domaine de la classe, on repassera! Les extraits vocaux auxquels nous avons droit sur une base quotidienne, et ce, jusqu’aux petites heures, nous donnent l’opportunité d’entendre Mignonne menacer sa fille de l’envoyer à la DPJ, ou encore enguirlander son fils car… il a bu tout le Pepsi et qu’il ne leur en restera plus pour le déjeuner du lendemain (ça ne s’invente pas!)

Pourquoi je vous parle de cela? Eh bien, il s’avère qu’en cette journée, j’ai bien de la difficulté à gérer le manque de civisme, respect et savoir-vivre de bon nombre de mes concitoyens. Le civisme est-il en voie de disparition? Ou est-ce moi qui généralise? Il me semble qu’en milieu urbain, où la densité humaine est élevée, il faut se respecter mutuellement et collectivement, non? Et je ne parle pas seulement de bruit. À tous ces automobilistes qui brûlent un feu rouge et mettent en jeu la vie de piétons et cyclistes pour sauver quelques secondes, à tous ces passants qui se baladent au beau milieu de pistes cyclables et qui rouspètent si on a le malheur de les frôler en roulant, à ces chauffeurs de taxi qui nous empêchent de jouir de nos rues de quartier en surutilisant leur klaxon, à cette péripatéticienne qui semble croire que le trottoir devant chez-moi, en plein samedi après-midi, plein quartier résidentiel et familial, est un lieu indiqué pour attirer ses proies, etc, etc….  un peu de CIVISME, bordel!

Bon, excusez-la, la chaleur m’a peut-être coûté quelques précieuses périodes de sommeil dernièrement… ou est-ce la musique de Mignonne à 03h40? Hmmm. Quant à elle, préparez-vous à ce qu’elle refasse à nouveau quelques apparitions colorées sur ce blogue!  Et vous, quelles sont vos expérience avec le civisme? En déclin? Encore présent?

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